Interview de Tija, le PDG de Malagastar Group pour le blog reflinking.com

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Sur le plan professionnel :

Robert : Pour ceux et celles qui ne te connaissent que de renom, définie Tija en trois mots ? Et explique pourquoi. 

Tija : En trois mots : 

1) Malagastar.

Au mois de Mars ça va faire trois ans que je suis parti en mer aux commandes du bateau et c’est une aventure extraordinaire. 

2) Ambition.

Je penses que sans ça je ne serais pas arrivé là où j’en suis sans cette soif qui me pousse à réussir à tout prix. 

3) Passion. 

Il faut aimer ce qu’on fait, aimer son pays, aimer ses origines, sa culture qui en découle. Aimer les gens aussi c’est important même si ils ne te le rendent pas forcément. 

Robert : Avec 60 000 followers sur les réseaux sociaux, pour certains tu es vu comme un exemple, une source d’inspiration, comment le vis tu ? 

Tija : C’est sûr que ça fait toujours plaisir quand on viens te dire en privé « ..Tija ton parcours m’inspire.. ». Après je le prends avec beaucoup de recul, la notoriété c’est quelque chose d’assez éphémère tu peux en avoir aujourd’hui et demain être dans l’oublie totale. 

Robert : Parlons de ton nouveau projet. Tu annonces un séminaire sur l’entreprenariat au mois de juin, peux tu nous en dire plus ? Quel en est le programme ? 

Tija : Exact. Ce séminaire se déroulera à l’hôtel 4* Le Louvre sur la capitale le samedi 08 juin. Pour l’instant nous avons pris la décision de commencer par un petit séminaire de plus d’une vingtaine de personnes pour voir si ça intéresse les gens et si c’est le cas on renouvellera l’aventure qui sait. 

On privilégie l’échange, le retour d’expérience de chacun, tout ça pendant 4h et on terminera par un buffet ouvert pour se détendre et apprendre à mieux se connaître. 

Robert : Pourquoi avoir choisi Madagascar pour réaliser ce séminaire ? Qui l’organise et finance le projet ? 

Tija : L’entreprenariat est en pleine émergence à Madagascar, de plus en plus de startup voient le jour et c’est très encourageant. Se lancer c’est toujours pleins d’interrogations, l’idée c’est d’apporter certains outils afin d’être mieux renseigné et surtout bien préparé. 

Une personne sur place est responsable de toute l’organisation et ce projet est totalement financé par le groupe Malagastar. 

Robert : Peut-on espérer te rencontrer lors de ton événement ou bien cette année ? 

Tija : Si ce n’est pas moi la personne qui me représente sera là de plus vous aurez l’occasion de rencontrer certains membres de mon équipe donc ça c’est top ! Des intervenants de qualités tel que Eugenio le PDG de Gasy’Trail Music ou Samantha Fondatrice de Book News. 

Robert : Avec un parcours bien rempli depuis tes débuts en 2013. Plusieurs clips, des articles et plusieurs interview, une victoire musicale lors d’un événement en passant par la mode, le mannequinat, la parfumerie, un studio d’enregistrement, des investissements tels que le foot et maintenant tu te lance à faire des séminaires. Comptes tu t’arrêter un jour ? Pourquoi pas finir sur de la politique ?

Tija : Bien sûr, toute bonne chose a une fin. Je ne veux pas faire le projet de trop donc je vais bientôt raccrocher. La politique c’est un sujet assez délicat, malheureusement les seules personnes capable de réellement faire bouger le pays ce sont les membres du gouvernement. J’aimerais avoir ce pouvoir de changer la situation du pays mais à notre échelle on fait comme on peut. 

Robert : D’ailleurs avec l’actualité politique dernièrement qu’en a tu pensé ? Te sens-tu concerné même si tu resides en France ? 

Tija : On est tous concernés, bien évidemment, même si je reste persuadé qu’à Madagascar aucun président n’est digne de gouverner notre pays. J’ai un peu suivi le déroulement sur les réseaux et je m’inquiète pour l’avenir du peuple malgache, j’espère qu’un jour on le considérera comme il le mérite. 

Robert : Es-tu ouvert aux critiques, qu’elles soient positives ou négatives ? Comment gères tu cela ?

Tija : Je suis ouvert peu importe la critique tant qu’elle est constructive. Une critique sans fond, ça me passe au dessus. De toute manière peu importe ce que tu fais, les gens vont quand même critiquer alors autant faire ce que tu aimes. 

Robert : Du coup qu’a tu à dire sur certains commentaires sur le faite que tu t’exprime dans la langue française et non ta langue natale ? 

Tija : Tout simplement que je n’ai pas à me justifier et que c’est pas ça qui va m’empêcher de continuer. Je m’exprimerai dans la langue ou je me sens le plus à l’aise qui est le français. C’est triste les gens prennent le temps de commenter tes publications mais ne prennent pas le temps de s’y intéresser. Bienvenue dans le monde actuel ! 

Sur le plan personnel : 

Robert : Ton enfance est un sujet qui nous passionne tout particulièrement, abandonné et déposé dans un orphelinat, tu es adopté et arrives en France à l’âge d’un an mais tu parles peu de ton adolescence, ou as tu grandi ? As tu des attaches ? 

Tija : Je n’ai pas vraiment d’attaches, je me rappel qu’on changeait régulièrement de ville, ce qui n’a pas été toujours facile en grandissant avec les amis, les amours. J’ai passé une partie de mon adolescence aux Antilles et j’en ai gardé un très bon souvenir mais je me souviens surtout que j’aurais pu très mal tourné. 

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Robert : En échec scolaire, tu as passé trois fois ton diplôme, racontes nous quel élève tu étais ? Aujourd’hui quel diplôme as tu en ta possession ? 

Tija : J’étais un très mauvais exemple. J’avais du mal à admettre que les études étaient nécessaire pour s’en sortir plus tard. J’y allais pour ne pas décevoir mes parents. 

J’ai un bac professionnel en électrotechnique d’ailleurs un domaine qui ne me passionne pas du tout. Un diplôme dans un domaine où je suis nul t’imagine un peu la galère ? (rires) 

Robert : Comment ont réagi tes parents quand tu leurs a annoncés que tu voulais faire carrière dans la musique ?

Tija : Je n’ai pas eu besoin de leur dire ils l’ont appris par eux même. Disons que ce n’est pas l’orientation professionnelle que ma mère avait espéré mais après tout, le principal c’est que je m’épanouisse. 

Robert : On a pu comprendre que tu étais très proche de ta Maman, aujourd’hui qu’aimerais tu lui dire ? Et ton père ? 

Tija : Pour ma mère un énorme merci et pardon de tout ce que j’ai pu lui faire subir. J’ai pas été cet enfant modèle mais aujourd’hui j’essaie chaque jour de devenir l’homme qu’elle a toujours espéré que je devienne. Ma mère c’est tout pour moi, c’est la femme de ma vie jamais je pourrais la remercier comme elle le mérite.  

Robert : Etant un jeune homme qui a réussi, il est presque logique d’aimer s’entourer de belles femmes. Nos lectrices voudraient en savoir d’avantage sur ton genre de femme, que peux tu nous dire à ce sujet ?

Tija : À mes yeux ce n’est pas tellement le physique qui m’importe mais sa capacité à assumer son rôle. La présence d’une femme reste le plus beau bijou qu’un homme peut porter à son bras, un bijou qui demande beaucoup d’attention et qui doit constamment être mis en valeur. On dit que derrière chaque grand homme se cache une femme de valeur, j’approche tout simplement de la trentaine donc mes attentes évolues avec le temps, je n’ai plus le temps pour des enfantillages. 

Robert : Tu t’entoures aussi de grosses cylindrées. On t’a vu au volant de Ferrari, Lamborghini, Porsche, Audi r8, Camaro, Mustang etc… Quelle marque ou modèle t’as le plus séduit et pourquoi ?

Tija : Même si ce n’est plus ma priorité j’ai une grande préférence pour les pur sang américain surtout les anciens modèles. La façon de conduire, l’approche je trouves est assez différente, ce sont des voitures qui misent tout dans le couple. Comme une certaine réplique dans un célèbre film « Je ne vis que pour les 400 mètres d’une course, tout le reste m’est égal… car pendant ces 10 secondes… je suis libre ! ». Cette phrase résume tout. 

Robert : Qui dit grosse cylindrée, dit prix élevé. Quel rapport entretiens-tu avec l’argent ? Es tu plutôt dépensier ou au contraire, tu es quelqu’un d’économe ? 

Tija : Ma vision à évolué au fil des années. Ça m’arrive de dépenser mais disons qu’aujourd’hui j’ai appris à dépenser intelligemment ce qui n’a pas toujours été le cas, en même temps je n’ai plus les mêmes besoins ni les mêmes envies. Avant je vivais l’instant présent, maintenant j’essaie plutôt de bâtir un futur confortable. C’est rassurant de se dire que si un jour le temps se gâte, il y a toujours une porte de sortie pour se mettre à l’abri. 

Robert : Rions un peu, peux tu nous raconter une anecdote amusante que tu as vécu lors d’une soirée ? 

Tija : J’ai honte (rires), lors d’une soirée bien alcoolisée à la maison, je me suis mis à voir des vélos dans le micro onde. S’était il y a 13 ans, étrangement depuis je ne touche plus une goutte d’alcool. 

Robert : Et plus sérieusement, peux tu nous dire quelques mots dans ta langue maternelle, le malgache ?

Tija : Tiako anao (Je t’aime) je sais que c’est peu mais ça je le dis qu’à une seule femme.

Merci beaucoup Tija de nous avoir accorder un peu de ton temps si précieux, on espère te revoir très bientôt pour de nouvelles anecdotes et news sur toi.


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